Réponse au Message n°1: Pour Marie et les autres visiteurs.

Kellia faite pour la selle plus que pour l'attelage, je ne pense pas, nombre de chevaux sont, à mon avis, bivalents. Comment je suis arrivé à l'attelage. En 2001 alors que j'étais encore en activité et Kellia près de sa mère pas loin de la ferme d'Estruval (berceau de champions) près de le Parcq, un collègue devenu ami depuis m'a proposé de l'accompagner sur la route du poisson. C'était replonger  dans mon enfance où j'ai côtoyé et mener des chevaux de trait à la ferme, j'ai participé à 2 autres routes depuis avec l'équipe boulonnaise. En janvier 2003 une chute d'échelle entraînant une mauvaise fracture du bras m'a interdit la monte plusieurs mois. Pour ne pas laisser la jument et le maître inactifs, j'ai demandé à mon ami qui mène depuis 20 ans (vice champion de France en pair en 2004) de me donner quelques cours d'attelage. A l'été 2003, il m'a prêté un harnais, 3 mois de travail à pied avec le harnais sur le dos. Puis durant 6 mois Kellia  a tiré un pneu (voir album photos)puis 2 auxquels on ajoute des boites de conserve ou une chaîne pour simuler les bruits de la calèche. En août 2004, attelage à la calèche, travail à deux avec la longe (voir photo). Puis encore 4 mois de travail en pâture alternant, pneus, petite herse, calèche pour familiariser à la traction plus ou moins lourde. Et enfin en janvier 2005 1° sortie à l'extérieur toujours avec le meneur pro qui valide le travail et autorise le lâcher seul. A partir de février 2005, donc après 18 mois de préparation les sorties en extérieur toujours accompagné par un groom capable de prendre en main le cheval à la tête si besoin. Aujourd'hui, 1 ou 2 sorties par semaine avec 1, 2,3 ou 4 personnes. Des distances jusque 20 km et toujours avec des objectifs de travail, traction, endurance, environnement inconnu, allures. Quelques balades plaisir, comme celle effectuée il y a 15 jours, traversée du centre ville d'Arras le dimanche après midi sous le soleil et avec des spectateurs heureux de nous voir. Avis de Bernard mon groom, car moi j'étais trop absorbé par la conduite pour apercevoir quoique ce soit.

Pour répondre à la question  concernant le travail à pied menant à l'écoute, chaque cavalier ou meneur doit avoir très présent à l'esprit que sa monture  n'est pas prête naturellement à être montée ou attelée. Malgré plusieurs millénaires de domestication, le cheval est encore très imprégné de sa place dans la nature, et là l'homme n'est pas à priori un compagnon. L'instinct de proie des équidés nous classe dans les prédateurs. Quand en 2002, je courrai dans tous les sens pour attraper Kellia en pâture nous étions chacun dans notre rôle naturel. C'est donc le premier des problèmes à résoudre  dans l'accès à la cohabitation: perdre notre statut de prédateur. Les conseils de M.L à ce sujet ont été des plus précieux : pratiquer l'éthologie. Préalables indispensables: n'avoir aucune peur de l'animal, être très patient, se documenter sur sa morphologie et ses habitudes de vie On peut alors observer son compagnon  et pas simplement dans son box, apprendre quelques mouvements de base à faire exécuter, le faire travailler souvent mais jamais plus de 20 mm, exercer dans tous les rapports une autorité ferme mais sans brutalité (pas de coucouning!!), récompenser pas uniquement avec la carotte ou le bonbon (j'ai utiliser au début mais rarement aujourd'hui) une caresse à un endroit que vous savez récepteur ou une parole valent autant, parler à son cheval pour l'attelage cela est indispensable car la conduite à la voix est indissociable de celle avec les guides. Je pense aussi que la présence à proximité du lieu de vie du cheval contribue énormément à l'établissement de la complicité avec l'accomplissement des actes quotidiens: apport de la nourriture, travail de litière, pansage. Avec Kellia j'ai su que le lien était établit entre nous ce jour d'automne 2003, où un soir assis dans la pâture elle s'est approché de moi, a posé son nez sur mon crâne et nous sommes resté comme cela 10 bonnes minutes. En conclusion tout cela est simple mais il faut du temps ce qui n'est pas toujours possible pour les passionnés de chevaux dont ce n'est pas le travail. C'est pour cela que le conseil premier avant d'acquérir un cheval est d'évaluer le temps que l'on pourra lui consacrer. 

Page précédente

Page suivante

Retour à l'accueil

Page 1

Réponse au Message n° 2: Pour Laurence et les autres visiteurs

Il y a 1 an et demi, vous n'aviez pas peur des chevaux, vous ne les connaissiez pas c'est tout. Et c'est parce que vous les aimez et que avez dominé l'appréhension  qu'engendre la masse que tout se passe bien  avec Forever. Votre colère contre les mauvais traitements qu'infligent certains aux chevaux est bien légitime. Mais le monde est ainsi, si il faut le dénoncer, il sera difficile de changer. Pour certains d'entre nous la seule vie qui vaille la peine  c'est la leur, celle des autres n'est qu'objet de profit ou de satisfaction  de leurs déséquilibre mental. Si vous vous rendez chez M.L, n'hésitez pas à nous faire une visite et pourquoi pas de faire une balade en calèche. A bientôt.

Réponse au Message n° 3  du : Pour Marie Lise et autres visiteurs

Première conseil d'ordre général: si on achète un cheval que l'on souhaite l'utilisé ''monté et attelé'' il est recommander  de le monter avant la vente et si on n'est pas formé à l'attelage de demander au vendeur de l'atteler. Dès qu'un cheval est mis en contact avec les brancards il ne faut pas être spécialiste pour se rendre compte si  il en a l'habitude. Pour juger de sa valeur comme carrossier c'est une autre affaire. 

Sinon, négocier avec le vendeur une mise à l'essai de 2 ou 3 semaines. Durant cette période et là je réponds à ta question pour le tester, il faut trouver un meneur qui te prêtera au moins une sellette et une bricole, des longues guides si tu n'en as pas, un palonnier avec des traits amovibles. Tu garnis ton cheval, tu peux utiliser sa bride et son mors de monte,  tu l'équipes d'un licol par-dessus avec une longe de travail. Tu le travailles au rond de longe, les guides en flot et passés autour de la croupière en faisant un point de chaînette et avec les traits attachés à la croupière mais qui battent ses flancs.  Si il est entrain , tu attaches les traits au palonnier et un pneu attaché avec une corde au centre du palonnier , tout ceci en prenant la précaution qu'un aide tienne le cheval à la tête.  Quand tout est prêt, tu lui fais tirer le pneu en prenant la précaution que ton aide, la longe en main, marche à coté du cheval au niveau de la sellette et prêt à intervenir en cas de problème  pour le reprendre en main à la tête. Equipes toi d'un fouet, même si il n'est pas d'attelage, tu te situe en arrière  et tu le conduis avec les longues guides. Tu fais quelques dizaines de mètres, si tout va bien , le cheval a déjà été attelé. Pour aller plus loin ,il faudra avant tout que le futur meneur  travaille sa prise et ses reprises de guides, utilise le harnais complet ad hoc , apprenne au cheval  lors du travail à pied ses propres commandements à la voix qui peuvent être différents de ceux qu'il a mémorisé dans le passé,  Avec l'aide d'un meneur déjà expérimenté et des semaines de travail ( cf réponse 1 ci-dessus)on pourra penser alors à atteler.

Réponse au Message n°   du :

Page suivante

REPONSES

Page précédente